Le Si lance... et dort.

August 15, 2017

Silence.

En savourer chaque instant.

S'habituer au silence, y faire le vide.

et l'emplir, doucement.

Mais vraiment doucement.

 

Silence total, silence des yeux, silence de la peau, silence des odeurs.

Silence des émotions. S'arrêter.

Prendre congé

De soi.

 

Se confier aux étoiles.

Elles donnent parfois l'impression d'écouter,

plus attentivement.

 

Besoin d'un grand bol d'air.

Se prendre l'océan dans la gueule,

Voir des lignes droites, couleur sable, couleur bleu, horizon, encore bleu.

 

Et plonger dedans.

Un instant.

En silence.

 

Mais le Si

Lance.

 

Et, tout revient.

Le flot de pensées,

incessantes et moribondes.

Insatiables.

Insupportables.

 

" Juste être.

Ne plus correspondre.

Aux attentes des uns,

aux attentes des autres.

 

Socialement acceptable ?

Mais pour quoi faire ?

Et quelle horreur que ce miroir aux milles reflets,

et d'aucun vrai.

 

Laissez-moi donc en paix,

dans mon silence.

Foutez-moi donc la paix,

avec vos remontrances.

 

Je m'extirpe du jeu,

tirant ma révérence

De vos règles d'aucunes miennes.

Refusant l'être esclave.

 

Esclave de soi-même,

Esclaves pour eux-mêmes.

Et tout ce moulin à vent,

juste pour un peu de gloire et de reconnaissance.

 

Pauvres fous ! 

 

Je suis de la mauvaise herbe, braves gens,

Mais je fume de la bonne herbe, 

le soir arrivant. "

Perdue dans mes pensées, c'est là que je suis en paix.

Ici et maintenant.

Hier ne m'importe plus,

et demain n'existe pas.

Pas encore.

 

Planter le nez dans les nuages,

et ne plus rien entendre.

Ni soi, ni votre monde bruyant.

 

C'est tout mon corps, à l'unisson,

qui pousse un cri de refus, sans appel

lorsque que cette humanité tonitruante

d'appâts rances sociales et de sang blanc de vrai

m'est imposé

et imposable.

 

Je suis Revenu, donc j'existe ? 

 

Yeux, tête, poumons, estomac, tripes,

de l'oesophage au colon, les os, oreilles;

Tous n'en peuvent plus

de ce tintamarre marabout bout d'informations

inutiles, brassage de vent

nauséabond, énergie gaspillée

et coeurs à vide

de se remplir du malheur des autres.

 

La critique bien facile 

fait les yeux doux aux mots

qui sortent aussi futiles

que si bien acérés.

 

Le Si lance...

et dort.

 

 

 

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